Lettre XIX de Godomar

Du Chevalier Godomar de Chanavae à Mademoiselle Eintligarde de Divio

Très chère Eintligarde,

cette soirée dans vos appartements, en l'inattendue compagnie de votre cher et tendre, et celle toujours plus délicieuse du Chevalier *** d'Augusta Viromanduorum, expert en contes lubriques dont une narration plus exhaustive serait ici inappropriée (et, figurez-vous qu'il a rejoint cette personne qui lui a donné ce romantique baiser dans l'après-midi, sitôt après son départ), fut des plus charmantes. Il me tarde que vous nourrissiez notre correspondance comme ce soir nos ventres ont été nourris de ces délices importés des Indes. Je sais combien votre temps est devenu précieux, pareil à des métaux rares, mais je vous en conjure, vous devez me répondre. Soyez brève, rapide, concise, je vous absoudrai ; l'attente de votre billet m'est insupportable !

Mes sincères amitiés,

Godomar

Lutèce, ce Lundi 10 mai 2010