Lettre XVII de Godomar

Du Chevalier Godomar de Chanavae à Mademoiselle Bilichilde de Bonaguil

Douce Bilichilde,

voilà donc un an que nous n'avons pas correspondu en ce lieu, et je dois avouer qu'après la soirée d'hier, qui m'a été fort agréable, en votre compagnie, et en celle de nombreux amis, un relent de nostalgie a grandi en moi, inattendu, violent, et je suis revenu ici pour consulter notre défunte correspondance. Figurez-vous que Mademoiselle Gudule est arrivée peu après votre départ, en compagnie de son méridional fiancé, et qu'elle a fortement regretté de ne point vous trouver chez moi. Nous nous sommes promis de dîner ensemble en cours de semaine, et si vous passez par l'Université jeudi, malgré l'Ascension, nous aurons le plaisir de nous retrouver au RU (ce lieu divin qui sait exciter nos papilles). Pour ma part, je serai en activité de montage cinématographique jusqu'à vendredi, près de la salle bleu nuit tropical, en vue de parachever ce métrage que nous réalisons pour le cour de Sieur Le Perron. Ces prochains jours promettent donc d'être chargés, et je dois remettre à plus tard à la fois la rédaction de mon Mémoire, de mon projet de Master, et mes divers projets personnels.

Et vous, contez-moi un peu vos frasques et vos aventures ! Vous savez bien que je ne me lasse jamais de vous lire, d'autant que j'imagine, superposée à vos mots, la douce voix de vieille dame un peu snob dont vous savez parer vos cordes vocales dans le but de nous divertir.

Mes sincères amitiés,

Godomar.

Lutèce, ce Dimanche 9 mai 2010