Lettre III de Bilichilde

De Mademoiselle Bilichilde de Bonaguil à elle-même

Chère petite plante fragile,

Oui, je me désigne ainsi car aujourd'hui, alongée dans l'herbe avec ce beau soleil, j'avais bien l'impression d'en être une. Ma fortune aurait pu en être autrement si, comme prévu, météo-france avait toujours raison. Heureusement ça n'a pas été le cas!
Je repense avec délice à cette légère brise se balladant contre ma peau, ces petites herbes chatouillantes... et ces maudits chiens, allant et venant, reniflant tout autour de moi. Ah, monde cruel, pourquoi ces chiens ne sont-ils pas pourvus d'un minimum de jugeotte ?
Un jour je serai bien loin d'eux.
Un jour j'irai vers l'inconnu, habillée de pied en cape comme une baroudeuse, comme un pirate, comme un routard, comme quelque chose que je ne suis pas. Mon gros sac-à-dos avec moi, mon chapeau d'aventurière sur la tête, mes cartes pour me situer, vaguement, hypothétiquement... Je n'aurai rien à prouver. Et je serai seule, je respirerai l'air inconnu, et je pourai me dire que finalement, "il faut savoir se perdre pour mieux se retrouver" !!!
AAAhh paix à mon âme, brulez ces publicitiés de cinéma !!!

The last but not the least,

Mademoiselle Bilichilde de Bonaguil

Bonaguil, ce Samedi 18 avril 2009