Chère mère,
Quelle joie que de lire ici votre lettre !
Rassurez-vous au plus vite, je n'exècre en rien ce terreau provincial qui m'a donné naissance, et qui a contemplé des années durant ma charmante croissance, ni ne le renie ! Si je préfère aujourd'hui l'effervescente capitale, et la fébrile sensation qu'elle procure à ses habitants, comme si le monde entier gardait en permanence ses yeux tournés vers Elle (impression factice, je ne le sais que trop, mais ô combien plaisante !), ce n'est que pour apprécier davantage les quelques jours de repos que m'offrent -certes trop rarement- les terres burgondes. Je ne peux prétendre que j'aime Chanavae, et vous m'en voyez navré, mais son aînée Divio, cité chargée d'histoire et de charmes, a su séduire mon coeur depuis bien des années.
Je saute ici du Chantecler à l'equus asinus- mais vous m'accorderez volontiers cette audace- pour vous parler de cette fameuse peste du porc qui se répand parait-il à la surface de notre planètes, venant des Indes d'Amérique. Les Aztèques auraient-ils joué à combiner plusieurs souches virales pour créer ce fléau ? Pensez-vous que c'est la main de l'Homme qui a façonné pareille maladie ? Pour ma part, je n'en sais trop rien, mais la lecture de quelques documents recueillis sur le Réseau ont bien vite suscité en moi une sévère inquiétude (vous savez combien je suis prompt à l'angoisse dès que nous abordons ces morbides discussions). Dans l'attente de vos rassurantes paroles, je m'en vais vous laisser, mère, et m'apprêter à dormir.
Votre fils dévoué,
Godomar.
PS : Aujourd'hui, j'ai visionné le métrage d'Eric Rohmer intitulé "La Marquise d'O", le connaissez-vous ? Le personnage de la mère y est particulièrement attachant, et je ne doute pas que vous sauriez passer outre le flot guindé des dialogues rohmeriens pour apprécier l'oeuvre dans son ensemble.
Lutèce, ce Jeudi 30 avril 2009
Rassurez-vous au plus vite, je n'exècre en rien ce terreau provincial qui m'a donné naissance, et qui a contemplé des années durant ma charmante croissance, ni ne le renie ! Si je préfère aujourd'hui l'effervescente capitale, et la fébrile sensation qu'elle procure à ses habitants, comme si le monde entier gardait en permanence ses yeux tournés vers Elle (impression factice, je ne le sais que trop, mais ô combien plaisante !), ce n'est que pour apprécier davantage les quelques jours de repos que m'offrent -certes trop rarement- les terres burgondes. Je ne peux prétendre que j'aime Chanavae, et vous m'en voyez navré, mais son aînée Divio, cité chargée d'histoire et de charmes, a su séduire mon coeur depuis bien des années.
Je saute ici du Chantecler à l'equus asinus- mais vous m'accorderez volontiers cette audace- pour vous parler de cette fameuse peste du porc qui se répand parait-il à la surface de notre planètes, venant des Indes d'Amérique. Les Aztèques auraient-ils joué à combiner plusieurs souches virales pour créer ce fléau ? Pensez-vous que c'est la main de l'Homme qui a façonné pareille maladie ? Pour ma part, je n'en sais trop rien, mais la lecture de quelques documents recueillis sur le Réseau ont bien vite suscité en moi une sévère inquiétude (vous savez combien je suis prompt à l'angoisse dès que nous abordons ces morbides discussions). Dans l'attente de vos rassurantes paroles, je m'en vais vous laisser, mère, et m'apprêter à dormir.
Votre fils dévoué,
Godomar.
PS : Aujourd'hui, j'ai visionné le métrage d'Eric Rohmer intitulé "La Marquise d'O", le connaissez-vous ? Le personnage de la mère y est particulièrement attachant, et je ne doute pas que vous sauriez passer outre le flot guindé des dialogues rohmeriens pour apprécier l'oeuvre dans son ensemble.
Lutèce, ce Jeudi 30 avril 2009