Lettre IX de Godomar

Du Chevalier Godomar de Chanavae au Chevalier Athalaric de Bellovaque

Cher et tendre Athalaric,

Que vous êtes loin de moi ! Ces régions volcaniques qui vous ont emporté, imaginez combien je les abhorre ! Pitié, Suprême Vulcain, Noble Héphaïstos, rend-moi l'objet de mon amour ! Et puissent nos corps et nos âmes enfin se retrouver !

Figurez-vous que je suis actuellement malade, victime d'un sortilège printanier communément appelé "rhume". Je vous épargnerai les détails de mes symptômes, car hormis des courbatures et un front brumeux, c'est dans mon nez martyrisé qu'ont lieu toutes les opérations. Il me tarde de guérir et de vous revoir, mon très cher et irremplaçable Athalaric. Près de moi, vos mains guérisseuses auraient fait des merveilles.

Je vous abandonne donc, présentement, pour me rendre à l'Université. Mon I.G.M. (Instance Génitrice Maternelle), qui vit pour quelques jours dans mes appartements, a pris soin de me préparer une quiche aux légumes dont le succulent fumet parvient à percer les barrières de mes muqueuses embourbées, afin d'exciter dans les méandres de mon cerveau les zones coupables de l'appétit.

Mille baisers, mon cher et tendre.

Votre Godomar attendri.

Lutèce, ce Lundi 27 avril 2009