De Mademoiselle Bilichilde de Bonaguil au Chevalier Athalaric de Bellovaque
Mon cher Athalaric,
Que je suis ravie de savoir que votre séjour s'est si bien passé. Sachez que je regrette également de ne vous avoir point vu... Mais la vie est faites ainsi, de croisements, de chemins parallèles, de joies communes et de chassés-croisés sans logiques. Ainsi, si j'avais voulu défier cette logique, j'aurai transformé par un coup du sort mon billet de cheval et lui aurai sommé de partir quelques jours plus tôt!
Malheureusement il n'en est point, et mon cœur en est meurtri! D'autant plus que dans ma charmante bourgade, il y a certes de beaux chevaliers qui n'attendent qu'à être charmés, mais ça n'a évidemment pas d'équivalent avec l'amitié que je vous porte à vous et aux autres. Charmer certains sans être sûre du lendemain n'est que perte de temps lorsque l'on sait que des amis vous attendent de loin, et que les sentiments sont réciproques.
Ah d'ailleurs, une pensée traverse mon esprit. Est-ce que vous vous souvenez de ce voyage en calèche pour Barcelone dont je vous avais parlé? Figurez vous que j'ai demandé à un de mes domestiques de se charger de la réservation, mais au moment où il quittait la propriété je me suis souvenue de votre proposition quant à votre calèche personnelle... Il faudrait que nous en reparlions, n'est-il pas ?
Je vous adresse mes plus sincères amitiés gourmandes,
Mademoiselle Bilichilde de Bonaguil
Bonaguil, ce Vendredi 24 avril 2009