Lettre III de Godomar

Du Chevalier Godomar de Chanavae à Mademoiselle Bilichilde de Bonaguil

Chère Bilichilde,

je viens de recevoir votre courrier et m'empresse de vous répondre. Non, ne croyez pas que le mâle est une espèce malfaisante ! J'en ai pour preuve que la femelle, sous bien des aspects, est une créature aussi peu reluisante à bien des égards. Certes, le mâle est un animal pataud et enclin à la fornication bien plus qu'aux afflux de sentiments, mais la femelle n'est-elle pas -et, me semble-t-il, c'est une tare bien moins agréable que la gaucherie- sournoise et calculatrice ? Son habileté ne la rend-elle pas davantage manipulatrice et mesquine ? Allons, chère Bilichilde, reprenez confiance en l'homme (et en l'Homme, si vous le pouvez), car il n'y a pas créature plus naïve et plus sincère en ce vaste monde. Si le mâle guerroie parce qu'il ne sait pas comment répondre autrement, la femelle guerroie quant à elle par intention...

Mes sincères amitiés,

Godomar.

Lutèce, ce Vendredi 17 avril 2009